Selon l’Agence France Presse, reprise par le site internet Yahoo.fr, Lisa Airplanes, une PME sovoyarde, met au point le Hy bird, un biplace électrique. « Le Hy-Bird est un biplace fonctionnant au solaire mais aussi à l’hydrogène », explique Vanessa Troillard, responsable du projet, interrogée par l’AFP. Il comporte des cellules photovoltaïques qui fourniront l’énergie nécessaire au décollage, ainsi qu’une pile à combustible alimentée à l’hydrogène pour le vol, le tout propulsé par un moteur électrique. » L’avion serait pret pour effectuer son premier vol fin 2008 et un tour du monde dès l’année prochaine. L’entreprise Lisa Airplanes est installée au Bourget au lac. Cette « Sollar Valey », où chercheurs et industriels jouent avec le soleil, concentre 75% des compétences françaises dans le secteur solaire sur 100km2. Selon Le journal du dimanche du 9 décembre 2007, 60 000 emplois devraient y etre créés d’ici 2020.

Cette entreprise est mise en concurrence par les médias suisses avec Bertrand Piccard dont l’avion solaire « Solar Impulse » devrait réaliser son premier vol en octobre prochain pour un premier tour du monde en 2011.

Lisa Airplanes espère commercialiser son l’Hy-Bird à partir de 2012.

Publié par : alexiamellier | 11 mars, 2008

Les biocarburants: à la recherche d’un produit miracle

Beaucoup de questions se posent sur les biocarburants: sont-ils vraiment viables? Pourraient-ils remplacer un jour les carburants traditionnels? Des interrogations qui nécessitent des réponses même si aucune n’a encore été réellement formulée.

Pour limiter le dégagement du gaz à effet de serre, des chercheurs inventent de nombreux mélanges, à la recherche d’un produit miracle qui enverra le carburant à l’âge de pierre.

Le breuvage des diesels (1)

En France, les Directions Régionales de l’Industrie de la Recherche et de l’Environnement (DRIRE) et la Direction des Ressources Energétiques et Minérales (DIREM) ont donné leur autorisation à l’exploitation du biocarburant qui ne nécessite pas de modification du moteur, l’O2DieselTM. Ce mélange est composé de 8% d’éthanol et d’un additif d’origine végétale, auxquels on ajoute du gazole traditionnel. Il a été spécialement pensé pour les diesels, véhiculent majoritaires sur le marché européen. Le principal actionnaire de l’O2Diesel est la société Abengoa Bioenergy R&D depuis 2005. Elle développe l’éthanol de seconde génération, c’est-à-dire à partir de résidus agroalimentaires ou forestiers. L’O2Diesel est déjà utilisé aux Etats-Unis. Son surcoût par rapport au gazole est équivalent à deux centimes d’euros par titre. Aucune différence n’aurait été constaté sur la consommation aux 100 kilomètres entre un véhicule qui roule au O2Diesel ou au gazole.

Un carburant aux algues (2)

Même si les avions contribuent peu ou prou aux émissions de gaz à effet de serre, ils pourraient avoir leur propre biocarburant composé de gazole et d’algues. Ce procédé alternatif est développé par une petite société néo-zélandaise de biocarburants, Aquaflow Bionomic Corporation (ABC), basé à Blenheim. Elle coopère avec la compagnie aérienne néo-zélandaise Air New Zealand et le constructeur Boeing. Ce dernier avait calculé que 34 000 Km2 d’étang suffirait à produire suffisamment d’algues traitées pour réduire considérablement les émissions du dioxyde de carbone du secteur de l’aviation. Reste à vérifier la viabilité de ce nouveau biocarburant. Des fabricants de réacteurs au Brésil, en Amérique du Nord et en Europe, continuent de tester ce nouveau biocarburant, soumis à des contraintes plus strictes que les biocarburants des véhicules routiers.

Sources papiers:

(1) « Ajouter de l’éthanol au gazole », Energie et Développement Durable Magazine, N°18, Septembre-Octobre 2007, p.7

(2) « Un carburant pour un avion à partir d’algues », Energie et Développement Durable Magazine, N°18, Septembre-Octobre 2007, p.11

Une étude réalisée par Internet révèle que les habitants du Grand Ouest de la France sont les plus sensibles à l’utilité des énergies renouvelables pour leurs logements. Et elle montre aussi qu’en ayant recours à ces énergies, il serait possible de réduire des deux tiers la consommation énergétique des habitations.

Depuis un an, le Centre du cuivre (Cicla) propose sur son site Internet un « éco-simulateur ». Le but: évaluer les économies que les internautes peuvent faire en utilisant les énergies renouvelables dans leurs logements.

Cicla et le cabinet Tribu Energie ont publié les résulats de cette étude. Après que près de 15 000 simulations complètes aient été effectuées par des Français de toutes les régions. Cicla explique notamment que si les internautes réalisaient les solutions qui leur ont été proposées à l’issue du test, cela permettrait de réduire en moyenne de 63% par an la consommation énergétique d’une maison. La simple pose de panneaux solaire alimentant le chauffage de la maison réduirait de 35% cette consommation. Cette réduction aurait une importance considérable puisque, comme le rappelle le site d’actualité du bâtiment Batiactu, « en Europe, le secteur du bâtiment est le plus grand consommateur d’énergie primaire puisqu’il représente 40% de l’énergie totale consommée, devant les transports et l’industrie ».

Et toujours selon cette même étude, les plus sensibles aux énergies renouvelables et à la maîtrise des énergies dans les logements sont les habitants du Grand Ouest. Et au niveau des régions, la Bretagne fait partie du top 6 avec l’Aquitaine, le Centre, les Pays de la Loire, le Rhône-Alpes et le Poitou-Charentes.

 Le jeudi 14 février, « une première en Europe » a été présentée à Paris. Il s’agit d’un projet de raffinerie nommé « Morgane ». Comme par magie, la « fée-raffinerie » pourrait transformer les déchets animaux et végétaux en engrais et en électricité, une première « révolution ». La seconde, c’est qu’elle traiterait aussi les algues vertes, en progression depuis 30 ans en Bretagne et qui représentent à l’heure actuelle un épineux problème. Explications.

Pour ses concepteurs, la société de « chimie verte » morbihannaise Olmix, il s’agit d’un projet « unique en Europe« . Morgane pourrait voir le jour en 2009 à Ploërmel dans le Morbihan, non loin de la célèbre forêt de Brocéliande. Comme le constate Le Télégramme :  » La Bretagne ne manque pas d’algues vertes : 400. 000 t… Elle ne manque pas non plus de déchets animaux et végétaux. »

Une « double révolution »… 

Concernant, le fonctionnement de la raffinerie, les déchets vont dans un premier temps être broyés avant de subir une méthanisation. Enfin, tout sera filtré avant la transformation finale en gaz et en électricité. Au final cela devrait représenter près d’un mégawatt d’électricité, ainsi que du gaz naturel composé à 65% de méthane, mais encore de l’eau chaude pour le chauffage. « C’est un bloc de chimie verte qui utilise différentes sources de biomasse et rejette de l’eau propre après filtration« , a résumé le PDG d’Olmix, Hervé Balusson, lors d’une conférence de presse (source AFP, Le Moniteur Expert.com).

Mais plus encore, Morgane produira aussi des engrais et des fongicides naturels (des produits conçus pour tuer ou limiter le développement des champignons parasites), extraits du jus d’algue verte et d’argile qu’elle aura traité. Car pour le PDG d’Olmix, dans l’utilisation des biomasses nous accusons un « retard de 20 ans » en comparaison de nos voisins européens. Pour autant, « contrairement à eux« , l’énergie produite par Morgane  ne sera pas « basée sur des produits alimentaires » (à savoir de l’orge ou du blé que l’on utilise excessivement dans d’autres pays européens).

 …. promise à un bel avenir ?

 Morgane va tout de même coûter la modique somme de quatre millions d’euros. Pour cela elle dispose dors et déjà de partenaires privés et publics : le lycée agricole La Touche à Ploërmel où une « petite centrale pilote » serait « en cours de réalisation » (source AFP, Pleinchamp.com). En première ligne, le lycée pourra fournir ses déchets animaux, tester les engrais et fongicides, tout en bénéficiant de l’électricité et du chauffage produits par la raffinerie. La Caisse des dépôts et Consignations et plusieurs coopératives agricoles, qui fourniront le lisier et autres déjections animales, s’associent aussi au projet.

Alors que « le maire de Ploërmel s’est déclaré partisan du projet » (source AFP), rien ne semble faire obstacle à l’implantation prochaine de Morgane. D’autant plus que le projet séduit et déjà Le Télégramme annonce que « d’ici quelques années, Morgane devrait donner naissance à une quinzaine de nouvelles unités dans l’Ouest. » Affaire à suivre…

Publié par : alexiamellier | 22 février, 2008

La Bretagne adopte son Agenda 21 local

Le futur Agenda 21 régional, un plan d’actions concrètes pour un développement durable, est en phase finale d’élaboration.

Prévu pour fin 2007, le projet s’est construit autour de deux axes : responsabilité et partenariat. Le volet « Région responsable » se limite aux actions internes, au sein de l’administration régionale. Le vote « Région partenaire » propose de réunir tous les acteurs du territoire breton, entreprises, autres collectivités, associations, autour des dix chantiers du contrat pour la Bretagne.

Naissance

Au Sommet de la Terre de Rio de Janeiro en 1992, cent soixante-dix-huit pays ont adopté le programme Agenda 21, appellé hors des territoires francophones Action 21. Cette déclaration fixe un programme pour le XXIème siècle dans le sens du développement durable. Ses principales fonctions : la lutte contre la pauvreté et l’exclusion, la pollution de l’air, la production de biens et de services durables, la protection de l’environnement, la gestion des ressources en énergie, de l’agriculture, des déchets, des mers et des forêts. Avec pour mot d’ordre « penser globalement pour agir localement », l’Agenda 21 se décline à toutes les échelles, du planétaire au local.

L’Agenda 21 breton

La région a établit un rapport sur le processus d’élaboration, présenté fin 2007 au Conseil Régional, constituant ainsi une feuille de route pour la mise en place d’actions concrètes. Ces actions passent par exemple par une contribution à l’amélioration et à la protection de l’environnement (biodiversité, paysage, ect), ainsi qu’à la réduction des émissions de gaz à effet de serre ou encore à la minimisation et le contrôle des impacts négatifs. Soucieux pour les générations futures, le Conseil Régional entend regarder de plus près les actions déjà menées pour le développement durable afin de les améliorer et d’en trouver de nouvelles avec le concours des associations et des autres collectivités de la région.

Favoriser les énergies renouvelables

La région projette de favoriser les énergies renouvelables en incitant les bretons à réduire leur consommation de ressources non-renouvelables (énergies fossiles, matières premières, produits dérivés, etc) ou renouvelables mais présentant un fort coût de traitement (eau traitée, stock halieutique, etc). « Il ne s’agit pas d’une nouvelle politique mais d’une nouvelle façon d’envisager les politiques régionales« , a confié Pascale Loget, vice présidente en charge de la préparation et de la mise en oeuvre de l’Agenda 21 régional.

Publié par : annetteburlot | 21 février, 2008

Aider à construire écolo

la toiture

La maison écologique est un rêve pour certains, une réalité pour quelques usagers. Afin d’ aider les personnes à transformer un projet sur le papier en une bâtisse sur le terrain, des moyens sont mis en œuvre. Le site MaisonEco, ouvert aux artisans oeuvrant dans l’éco-habitat et aux visiteurs, cherche à informer toute personne souhaitant construire une maison saine.  Il développe donc certaines des mesures déployées pour faciliter l’appropriation d’un habitat économique en énergie.

Par des structures institutionnelles comme l’Etat

L’article 83 de la loi de finances pour 2006 apporte des aménagements au crédit d’impôt liés aux dépenses d’équipement effectuées en faveur du développement durable en 2006. Le crédit d’impôt s’applique aux dépenses d’acquisitions de certaines chaudières, d’isolations thermiques, d’appareils de régulation de chauffage pour une rénovation d’un logement de plus de deux ans. Dans une construction neuve, il s’applique sur l’achat d’équipement utilisant les énergies renouvelables et les pompes à chaleur. Ces investissements répondent à des caractéristiques techniques et des critères de performances particuliers.

Attention tout de même ! Les dépenses sont plafonnées à 8000€ pour une personne seule et à 16000€ pour un couple. Des majorations sont tout de même prévues pour les personnes à charge occupant le logement dont les enfants.

Par des plus modestes structures

L’association Kellit (« germe » en breton), motivée par un projet d’éco-habitat groupé à Morlaix, donne des coups de pouce au projet des particuliers. Fin janvier, elle a permis la réunion de personnes qui souhaitent, vivre dans un habitat sain, économe en énergie, à faible empreinte écologique, moins onéreux à l’achat car en partie auto-construit …Des contacts ont été échangés pour élaborer le projet (recherche de terrain, cahier des charges, aspects juridiques, volet social, réflexion sur les matériaux, leur mise en œuvre, l’ organisation de l’auto-construction etc…). Ce n’est pas une initiative née de promoteurs mais celle de citoyens désireux de faire se rencontrer des personnes qui, isolément, ont les mêmes perspectives, et souhaitent construire dans une approche collective. Grégoire Jandin et Véronique Futtersack ont imaginé un collectif regroupant 5 à 8 habitations sur la ville de morlaix, inspirés des expériences d’éco-hameau en Lorraine, en Midi-Pyrénées, en Isère…Pour en savoir plus, consulter le blog « sur la route des bâtisseurs ».

Pour mettre des images et donc du sens à ce concept flou de « maison écologique », un moyen possible: le blog de MaisonEco.

Publié par : Benoît Léty | 20 février, 2008

Une nouvelle centrale électrique dans l’Ouest en… Loire-Atlantique

Gaz de France vient d’entamer la construction d’une nouvelle centrale électrique appelée “France-Ouest”, à Montoir-de-Bretagne, près de Saint-Nazaire.

Cette nouvelle centrale à cycle combiné au gaz naturel sera mise en service fin 2009. Elle aura une puissance de 430 MW, ce qui selon GDF permet par exemple de faire face aux besoins de Nantes. Comme le signale l’AFP, la construction de cette centrale a notamment pour but de subvenir aux carences en production d’électricité de l’Ouest de la France. France-Ouest appuiera donc la production de la centrale thermique de Cordemais, aujourd’hui l’une des principales ressources en électricité de la Bretagne.

GDF en difficulté à Ploufragan

En revanche, la construction de la centrale thermique de GDF à Ploufragan, près de Saint-Brieuc, paraît de plus en plus hypothéquée : après une manifestation d’opposition début janvier, une motion a été déposée contre ce projet au conseil municipal de Saint Brieuc il y a quinze jours. Les dix communes de l’agglomération briochine sont désormais unanimement opposées à cette centrale.

Publié par : emiliebrouze | 18 février, 2008

Christophe Verna, inventeur

portrait Sur son site Internet, Christophe Verna, Bordelais, recense les nombreuses inventions dont il dépose les brevets. Difficile de les voir aboutir…

Une « voile libre portée », un sac antivol, une bétonnière à main : les brevets déposés par Christophe Verna sont variés. Et pour cause : les innovations relèvent d’illuminations. Une des dernières en dates, expliquée sur son site, est l’hydrolienne de gouvernail. Comme une dynamo pour les vélos, l’hydrolienne est placée à l’arrière du bateau. Elle permet de produire de l’électricité ou de se transformer en moteur. Et un système permet de relever l’hélice pour ne pas freiner le bateau… Autre trouvaille en matière d’énergie : « J’ai déposé un brevet pour une voile libre portée. Comme pour le « kite surf », une large voile portée par des ballons contenant du gaz (plus léger que l’air) permet d’utiliser la force du vent. S’il n’y a plus de vent, la voile est portée par les ballons. »

Se faire connaître

« L’idée est tellement simple, qu’elle n’a pas besoin d’être testée », assure l’inventeur. « Cela ne peut pas ne pas marcher ». Sauf qu’une fois le brevet déposé, il faut se faire connaître. Là, les ennuis commencent. « A chaque invention, je me donne un mois pour contacter les gens succeptibles d’être intéressé ». Pour son hydrolienne, le Ministère de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durable l’a renvoyé vers d’autres organismes : « Ils se refilent tous le bébé ». Alors l’inventeur trouve d’autres biais, comme Internet. Pour le moment, Christophe Verna n’a pas encore réussi à vendre une seule de ses inventions.

(Crédits Photo : D.R.)

Publié par : ccierzniak | 18 février, 2008

L’écologie à la maison

Maisons vertes, passives, écologiques, autonomes… Plusieurs qualificatifs pour un seul objectif : vivre chez soi en consommant moins d’énergie. Le Républicain lorrain a consacré le mois dernier un dossier aux constructions peu gourmandes.

Le quotidien régional attaque en affirmant que, dès 2012, « tous les logements privés neufs devront sacrifier à la nouvelle norme de basse consommation fixée à 50 kWh par m² par an ». L’échéance est proche et nos habitations utiliseraient actuellement quatre fois plus d’énergie. Plus qu’une utopie d’écologiste illuminé, les constructions écolos doivent être envisagées sérieusement.

Explications. Une « éco-construction » répond à plusieurs exigences. Elle doit, selon le site internet Consoglobe, être fabriquée avec des matériaux naturels – le bois en est le favori – et son fonctionnement ne doit « pas ou très peu nuire à l’environnement ». Pour l’isolation, le Républicain lorrain affirme que la laine, le chanvre ou le liège sont à préférer à la traditionnelle laine de verre. Les techniques génératrices d’énergies renouvelables sont employées pour le chauffage et la production d’électricité : plaques solaires sur le toit, petites éoliennes dans le jardin, pompes à chaleur… Pour atteindre l’autonomie énergétique, de nombreux procédés sont à la portée des particuliers.

A quel prix ? L’exemple d’une famille au revenu moyen – 3 300 € par mois – qui a fait construire une maison à structure bois « durable » tord le cou aux préjugés : l’investissement n’est pas aussi élitiste qu’on le croit. L’habitation des Barthélémy, à Bruville, en Meurthe-et-Moselle, a coûté 1 550 € du m². A titre indicatif, le m² coûte 1 574 € à Saint-Brieuc, en janvier 2008, selon le syndicat professionnel de l’immobilier FNAIM. ConsoGlobe chiffre toutefois un surcoût de 3 à 8 % pour la construction de maisons écologiques, « essentiellement dû au surcroît de main-d’oeuvre et au prix des matériaux ». Ce qui n’empêche pas la réalisation d’habitations basse consommation d’être un marché porteur puisque le site estime qu’il y aurait « 7 000 à 9 000 maisons écologiques construites chaque année en France ».

Un peu d’astuce. Récupération de l’eau de pluie, acquisition d’appareils ménagers marqués par des écolabels, ampoules « fluocompactes » peu consommatrices… Des systèmes simples et des achats astucieux complètent la construction d’une maison écolo. Ils peuvent aussi constituer un premier pas vers un habitat respectueux de l’environnement. Ceux qui redoutent un investissement lourd et un changement radical pourront se contenter dans un premier temps d’employer des petites techniques innovantes. Mieux encore, modifier ses comportements à la maison pour réduire sa consommation énergétique est une démarche non négligeable. Et, pour faire d’une pierre deux coups, permet de réduire le montant de la facture énergétique.

Publié par : Benoît Léty | 18 février, 2008

EDF s’inquiète du vieillissement de ses centrales nucléaires

Les 58 réacteurs du parc nucléaire français d’EDF s’apprêtent à passer les uns après les autres le cap de la trentaine! Rappel: leur durée de vie initiale était de 25 ans. En créant avec des partenaires internationaux un institut d’études du vieillissement des centrales nucléaires, EDF espère prolonger cette espérance de vie au-delà des 40 ans. L’enjeu est grand: à quand le renouvellement (ou non) de ce parc nucléaire?

C’est un article des Echos de la semaine passée qui a révélé l’information: « EDF veut prolonger la vie des centrales nucléaires ». L’institut de recherche MAI, créé en collaboration avec d’autres opérateurs étrangers, doit montrer que les centrales nucléaires peuvent être exploitées plus d’une quarantaine d’années. Dans cet article, Jean-Pierre Hutin, directeur des programmes de recherche « production » explique qu’EDF souhaite « démontrer [sa] maîtrise des phénomènes de vieillissement ». Il justifie cet important effort financier (15 millions d’euros d’investissement) par le fait qu’EDF est seul à avoir « autant de réacteurs aussi similaires. Nous avons intérêt à ne pas nous laisser surprendre ».

Les réacteurs français ont en effet quasiment tous été construits sur le même modèle. Pourquoi? Retour dans les années 70-80: suite à la crise pétrolière, les gouvernements successifs et EDF notamment font le choix du nucléaire. La centrale de Fessenheim en Alsace est mise en service en 1978, puis en quelques années suivent une trentaine de réacteurs.

Donc même en tablant sur une espérance de vie de 40 ans, la grosse majorité des 58 réacteurs du parc français seraient hors-service avant 2025. D’où l’intérêt de prouver que les centrales nucléaires peuvent passer ce cap de la quarantaine.

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Source schéma: Les Echos

Certains éléments des centrales sont irremplaçables

Le principal obstacle à l’allongement de l’espérance de vie d’un réacteur est l’impossibilité de remplacer certains composants, comme la cuve du réacteur et l’enceinte de confinement (PDF: asn.pdf). Pour le reste, l’important est de détecter et prévenir les dégradations. L’institut MAI s’intéressera principalement aux équipements influençant la sûreté de la centrale. L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) examine déjà l’état des centrales vieillissantes. Selon un rapport de l’ASN, une première étape fondamentale est l’étude de la centrale à 30 ans. C’est justement l’âge de la centrale de Fessenheim, la première des centrales « en série »…

Un enjeu économique et politique!

La possibilité d’allonger la durée de vie des centrales est aussi et surtout un enjeu crucial pour EDF. D’une, au niveau politique, cela permet de retarder les débats à propos du renouvellement de ce parc. De deux, au niveau économique, cela permet de retarder des investissements plus lourds que celui de la création de cet institut MAI: la construction de nouvelles centrales nucléaires à la place des vieilles ou la construction de nouvelles capacités de production éventuellement non-nucléaires… Dans un document de Greenpeace contre la prolongation de la vie des centrales nucléaires belges, l‘ONG cite l’Agence internationale de l’énergie en 2001: « En l’absence de changements dans la politique concernant l’énergie nucléaire, la durée de vie des centrales est le facteur le plus déterminant pour l’électricité nucléaire pour la décennie à venir ». Cela n’empêche qu’un jour, ces centrales seront out et qu’il faudra trouver une solution de rechange, laquelle? …

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