Publié par : alexiamellier | 11 mars, 2008

Les biocarburants: à la recherche d’un produit miracle

Beaucoup de questions se posent sur les biocarburants: sont-ils vraiment viables? Pourraient-ils remplacer un jour les carburants traditionnels? Des interrogations qui nécessitent des réponses même si aucune n’a encore été réellement formulée.

Pour limiter le dégagement du gaz à effet de serre, des chercheurs inventent de nombreux mélanges, à la recherche d’un produit miracle qui enverra le carburant à l’âge de pierre.

Le breuvage des diesels (1)

En France, les Directions Régionales de l’Industrie de la Recherche et de l’Environnement (DRIRE) et la Direction des Ressources Energétiques et Minérales (DIREM) ont donné leur autorisation à l’exploitation du biocarburant qui ne nécessite pas de modification du moteur, l’O2DieselTM. Ce mélange est composé de 8% d’éthanol et d’un additif d’origine végétale, auxquels on ajoute du gazole traditionnel. Il a été spécialement pensé pour les diesels, véhiculent majoritaires sur le marché européen. Le principal actionnaire de l’O2Diesel est la société Abengoa Bioenergy R&D depuis 2005. Elle développe l’éthanol de seconde génération, c’est-à-dire à partir de résidus agroalimentaires ou forestiers. L’O2Diesel est déjà utilisé aux Etats-Unis. Son surcoût par rapport au gazole est équivalent à deux centimes d’euros par titre. Aucune différence n’aurait été constaté sur la consommation aux 100 kilomètres entre un véhicule qui roule au O2Diesel ou au gazole.

Un carburant aux algues (2)

Même si les avions contribuent peu ou prou aux émissions de gaz à effet de serre, ils pourraient avoir leur propre biocarburant composé de gazole et d’algues. Ce procédé alternatif est développé par une petite société néo-zélandaise de biocarburants, Aquaflow Bionomic Corporation (ABC), basé à Blenheim. Elle coopère avec la compagnie aérienne néo-zélandaise Air New Zealand et le constructeur Boeing. Ce dernier avait calculé que 34 000 Km2 d’étang suffirait à produire suffisamment d’algues traitées pour réduire considérablement les émissions du dioxyde de carbone du secteur de l’aviation. Reste à vérifier la viabilité de ce nouveau biocarburant. Des fabricants de réacteurs au Brésil, en Amérique du Nord et en Europe, continuent de tester ce nouveau biocarburant, soumis à des contraintes plus strictes que les biocarburants des véhicules routiers.

Sources papiers:

(1) « Ajouter de l’éthanol au gazole », Energie et Développement Durable Magazine, N°18, Septembre-Octobre 2007, p.7

(2) « Un carburant pour un avion à partir d’algues », Energie et Développement Durable Magazine, N°18, Septembre-Octobre 2007, p.11

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Responses

  1. a propos des limites des bio-carburants ( mais aussi des autres énergies dites renouvellables ), lire le dernier numéro de Science et vie (mars 2008) Le dossier noir des énergies vertes

  2. Sur la polémique autour des biocarburants, Fabrice Nicolino a sorti en novembre dernier un ouvrage sur la question. Intitulé « La faim, la bagnole, lé blé et nous, une dénonciation des biocarburants », le livre est plutôt pessimiste sur l’avenir de cette solution. Selon http://www.ecologiste.org/phe, l’auteur parlerait carrément de catastrophe écologique, en mettant en évidence la hausse des prix des produits agricoles de base, et de la déforestation. Il a aussi son site, http://fabrice-nicolino.com/biocarburants/


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