Publié par : surlestracesdujournalisme | 13 janvier, 2008

Grenelle théorique ou pratique ?

Le grenelle de l’environnement partait mal. En effet, étymologiquement, le mot grenelle vient du verbe greneler (faire apparaître des grains). La matière ne change pas, seule son apparence est modifiée. Alors, le grenelle de l’environnement modifie-t-il l’image ou les pratiques?

Bien sûr, depuis les accords de Grenelle, le mot n’a plus la même signification, il désigne une rencontre entre l’Etat et les partenaires sociaux. Pour le Grenelle de l’environnement, ONG, collectivités locales, syndicats, patronat, Etat et quelques « personnalités morales associées » se sont réunis en juillet. Leurs réflexions se sont concrétisées le 27 septembre en propositions. Celles-ci ont été soumises à un débat public (par le biais de forums, de rencontres régionales…) jusqu’à fin octobre. Et enfin le raout final du grenelle de l’environnement s’est tenu du 24 au 26 octobre. Au terme du Grenelle, les différents acteurs applaudissaient très largement les conclusions de l’évènement. Jusque là, on veut bien croire Al Gore lorsqu’il affirme que « c’est le début d’un phénomène historique ».

Certaines voix mettent tout de même en garde contre un effet d’annonce. Les associations écologistes ont dans un premier temps été surprises en écoutant peu de temps après notre président lors de son déplacement en Corse. Celui-ci regrettait qu’il n’y ait pas de liaisons aériennes low-cost entre l’île et le continent !

D’autres regrettent que le Grenelle n’ai pas pris en compte certains points tels que le nucléaire , l’éducation à l’environnement , l’organisation de nos sociétés , les nouvelles techniques ou encore les méthodes organisationnelles telles que le télétravail(notamment dans l’Orne ).

Pour le moment, on ne peut déterminer si toutes les mesures adoptées lors du Grenelle perdront de leur essence lorsqu’elles seront mises en application. M.Borloo, a annoncé, vendredi 23 novembre qu’un premier « paquet législatif » allait être soumis à l’assemblée en décembre pour être adopté avant le 9 février. Le parlement suspendra ensuite ses travaux à cause des élections municipales.

Les quelques mesures qui ont d’ores et déjà été mise en applications ne font pas l’unanimité et les associations expliquent leur mécontentement. A titre d’exemple, elles reprochent au système de bonus/malus d’être simpliste. « Cette simple taxe à l’achat s’apparente à un droit à polluer forfaitaire alors que les associations réclamaient une taxe annuelle sur le modèle de la vignette, proposition que Nicolas Sarkozy avait validé au terme du Grenelle. Cette taxe permettrait de financer le retrait des vieilles voitures polluantes grâce à une prime à la casse progressive et durable pour aider au rachat d’un véhicule propre » commentent ensemble France Nature Environnement, Agir pour l’Environnement et FNAUT. Un exemple parmi d’autres puisque, dans un communiqué commun, la CFDT, la CFTC, la CGC, la CGT, Alliance pour la planète, France nature environnement, Greenpeace, la Fondation Hulot, Les amis de la terre, Réseau Action-climat-france, WWF et la FNAUT notent que « les méthodes de décisions ne respectent pas les engagements de nouvelle gouvernance« .

Alors, greenwashing ou réelle volonté politique? A voir début février lors du premier paquet legislatif…

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