Publié par : surlestracesdujournalisme | 3 janvier, 2008

Pétrole : Quand le cours flambe

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Le cap symbolique des 100$ le baril a donc été atteint le 2 janvier 2008, quelques instants à la bourse de New-York, et c’est le séïsme. Les commentaires sur l’évènement du jour foisonnent dans nos médias ( Le monde, Libé, TF1, France 2, 20 minutes… ) la liste est exhaustive. Les conflits que connaissent le Nigéria sont les premiers mis en cause.

Avec cela?

Attention, prenez votre respiration : un Al Quaïda un peu trop présent en Algérie, un Kenya mal en point depuis la réélection de son président, la crainte d’une baisse des réserves américaines, une baisse des stocks des pays industrialisés, un dollar en petite forme, des terminaux d’exportations qui ferment leurs vannes au Mexique, les estimations d’une offre incapable de répondre à nos demandes, un froid consommateur de fioul… les auteurs ne se sont pas mis d’accord. En réalité, c’est une accumulation de ces facteurs qui a provoqué le cocktail explosif (+3,64$ tout de même!). Le 3 janvier, le situation au Kenya ne s’améliore pas, et le cours du baril franchi les 100 dollars pour atteindre 100,09.

Et après?

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La semaine qui suis, journalistes et spécialistes tentent de lire dans les lignes de l’or noir. Le pétrole s’enflammerait moins en 2008 pour Le Monde, un économiste américain voit plutôt une accentuation de la recession des Etats-Unis nous apprend l’AFP, Reuters annonce (après de nombreux spécialistes) une augmentation des prix du baril pour les 5 prochaines années. Le figaro a regardé dans l’évolution des cours pour prévoir une augmentation des prix du brut.

Madame soleil perdrait-elle la boule?

Fin janvier, le baril de 100$ n’a même pas fêté son premier mois que ses petits frères sont moins côté! Moins de 87$ le baril! La crise des subprimes a branché l’économie mondiale sur un krach boursier et, oh surprise!, le cours du pétrole a accompagné ses petits camarades dans leur chute! – 12% depuis son record historique du début d’année!
Souvenez-vous que l’OPEP (40% de l’offre mondiale) avait officialisé début 2008 ses difficultés à faire face à la demande d’ici 2024. L’organisation des pays exportateurs de pétrole doit se réunir le 1er février pour déterminer son niveau de production. Mais le jeu est déjà fait puisque pour faire monter les prix, l’OPEP a tout intérêt à faire diminuer ses objectifs de production. Alors, à tous ceux qui haïssent les embouteillages, pas de panique! Nos porte-monnaies ne tiendront pas très longtemps le choc!

Anecdote et bruits de couloir à la bourse. 

Le baril à 100 dollars serait une « fantaisie » d’un courtier. Il aurait voulu atteindre ainsi la postérité en étant le premier à avoir acheté du pétrole pour 100 dollars le baril. Un souvenir de famille quelque peu étrange!

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