Il existe une discipline qui s’occupe de la santé de nos maisons : la géobiologie. Elle s’efforce de déceler les nuisances susceptibles d’altérer le Bien-Etre des usagers d’une maison. Mais attention ses méthodes de travail ne font pas l’unanimité notamment auprès de la classe scientifique.
« La géobiologie est l’étude des phénomènes telluriques et leur incidence sur les êtres vivants » résume Stéphane Cardinaux, énergéticien, architecte et géobiologue sur son site génie du lieu. Ces rares spécialistes étudient les influences de l’environnement sur le vivant notamment les ondes aux champs magnétiques et électriques – produites par les appareils électriques, certains produits et matériaux isolants…-, les failles géologiques, les courants d’eau souterrain et les réseaux métalliques –filons de minéraux-. Leur champ d’étude se situe donc à l’intérieur d’une maison et sur son terrain.
Cette géobiologie de l’habitat s’est développée récemment suite à la prise de conscience des effets néfastes de l’environnement sur un habitat. « Troubles du sommeil chez certaines personnes, fatigue chronique, multiplication des allergies… dépression même pour certaines personnes » assure Maurice Colombel, un géobiologue retraité que j’ai rencontré récemment. Cette étude s’inspire de ses deux grandes sœurs : la géobiologie des lieux et le Feng Shui chinois. Alors que “la géobiologie des lieux privilégie le facteur solaire pour apprécier l’orientation du lieu”, son frère chinois “associe la carte énergétique du ciel et de la terre”. L’histoire de ces trois lectures de la géobiologie est développée sur le site de géobiologie.fr.
Mais ses méthodes soulèvent l’indignation de plusieurs savants de formation scientifiques. Selon le site Charlatan elles s’appuiraient sur « des extrapolations faciles » et « des amalgames douteux entre connaissances médicales et scientifiques ». Elle ne serait qu’une « pure croyance », une « pseudo-science » si ce n’est une « pata-science ». Pourquoi de telles accusations ? D’une part la façon de travailler des géobiologues n’est pas très cartésienne. A l’aide d’une baguette de sourcier, d’un pendule ou d’une antenne et d’une aptitude à communiquer avec la terre, ils peuvent établir un diagnostic en quelques heures. Ce diagnostic n’est pas non plus fiable à 100 % « Nous ne sommes pas à l’abri d’une erreur » reconnaît M.Colombel. D’autre part, il n’y pas d’école pour devenir géobiologue. C’est un métier qui s’apprend sur le tas aidé de multiples formations et stages. Le label « certifié géobiologue » n’existant pas, la porte est ouverte aux personnes compétentes comme aux incompétents.
Publié dans Consommation, Politiques et débats | Tags : bien-être, champ électrique, géobiologie, habitat sain
