Initialement prévu au mois de janvier, le prototype d’hydrolienne, initié par la société quimpéroise HydroHélix et appelé “Sabella”, sera finalement immergé dans l’estuaire de l’Odet (Finistère) le 1er avril.
L’entreprise bretonne veut ainsi prouver qu’il est possible de produire de l’électricité, grâce aux courants marins, à l’aide d’engins fixés au fond de l’océan. Le principe est relativement simple : les forts courants font tourner une turbine qui produit ainsi de l’électricité. Séduisant, le projet a pourtant dû revoir ses ambitions à la baisse, faute de financements. Malgré sa labellisation par le pôle Mer de Bretagne, les 10 millions d’euros prévus n’ont pu être réunis.Pour démontrer l’intérêt du recours à l’énergie marine, un prototype sera donc plongé pendant quelques mois et permettra ainsi de recueillir et analyser des données sur son comportement, ses performances et son impact. Si l’essai est concluant, les initiateurs du projet espèrent bien le transformer, sans doute en Bretagne.
La machine, financée à hauteur de 40 % par la région, le conseil général du Finistère, l’Ademe et les communautés de Brest et Quimper sera présentée au public les 29 et 30 mars, sur le quai du commandant l’Herminier, à Bénodet.
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