Dans les énergies “propres”, on ne parle que très peu de l’alternative des pompes à chaleur. Les pompes à chaleur ne disposent pas d’autant de communication que d’autres énergies, omniprésentes sur le scéne publique (l’éolien par exemple, symbole de l’énergie renouvelable, que l’on retrouve dans toute pub “écolo” qui se respecte). Pourtant, outre le coût à l’installation, le système semble intéressant et commence à être bien diffusé.
Le terme de « pompe à chaleur » (PAC) s’est surtout diffusé pour désigner la pompe à chaleur géothermique ou la pompe à chaleur air-eau, système de chauffage domestique popularisé en France suite au premier choc pétrolier en 1973 (source wikipédia). Vous trouverez des informations plus techniques et précises sur les procédés de pompes à chaleur sur wikipédia.
Bien qu’”efficace” et “économique“, l’installation du système, pour un particulier ou une entreprise, reste très onéreuse. Pour autant il semble que les entreprises qui commercialisent et installent les PAC soient assez nombreuses. A Morlaix par exemple, plusieurs entreprises en font le commerce. Voici comment l’une d’entre elle communique sur le système : ” La pompe à chaleur est la solution chauffage économique et naturelle idéale que ce soit pour la piscine, la climatisation, le chauffage central. La pompe à chaleur “réversible” permet aussi bien de chauffer que de rafraîchir votre logement en un seul équipement.” Une autre, pour séduire le particulier, parle “d’énergie gratuite“.
Un exemple concret d’utilisation de PAC : un article de Ouest France traitait ce matin de la station d’essais légumiers de Pleumeur Gautier (à 25km de Lannion) qui a fait le choix d’utiliser une pompe à chaleur, depuis juillet, pour réduire sa facture énergétique. Pour chauffer ses serres de plants de tomate, la station a décidé d’expérimenter la PAC, avec un système au fioul en appoint (si les températures sont trop basses). Bilan de ces sept mois d’expérimentation : “sur la facture on sent la différence (…) et nous pouvons affirmer que 70% des besoins en chaleur sont couverts par la pompe.”
Comme les pêcheurs, les agriculteurs souffrent aussi de la hausse des prix du pétrole “car dans les serres, la gestion de la température est un critère important pour une bonne récolte“, rapporte le journaliste. Le lourd financement que l’installation a demandé a été couvert à 60% par l’Union des coopératives de Paimpol et Tréguier. Au final, “le kilowatt-heure (de la PAC) est beaucoup moins cher“.
L’alternative peut donc séduire les grands exploitants qui souffrent des coûts de l’énergie. D’autant plus que ce systêème est “parfaitement adapté à des surfaces allant jusqu’à deux hectares, soit une bonne partie des exploitations en Bretagne“.
